Maître Grégory Damy
Avocat - Docteur en droit

L'assurance-vie est le placement préféré des Français. Comment bien la choisir ?


Un placement financier évolutif
Un contrat d'assurance-vie est un placement financier qui permet d'accueillir un grand nombre d'instruments. Il faut donc bien choisir les supports financiers dans lesquels on souhaite investir : actions, obligations, SICAV... Chacun présente un degré d'exposition variable au risque de perte en capital. Il faut donc déterminer si l'on préfère privilégier un investissement sécuritaire ou bien favoriser la prise de risque. Par exemple, un placement en actions sera soumis aux aléas des marchés financiers et vous pourrez gagner plus ou perdre plus. Le choix du placement à opérer doit donc dépendre du tempérament de l'épargnant face à une prise de risque, mais aussi de critères objectifs : revenus, composition du patrimoine, âge, destination de l'épargne... Par exemple, si cet investissement est destiné à un complément de retraite, il vaut mieux privilégier un investissement sécuritaire.

Transmission de patrimoine
Le contrat d'assurance-vie est aussi un moyen pour transmettre son patrimoine à des conditions fiscalement avantageuses. Il faut donc choisir le bénéficiaire avec attention car celui-ci sera l'unique destinataire des fonds au décès du souscripteur. En effet, le contrat d'assurance-vie ne fait pas l'objet d'une reprise dans l'actif successoral et échappe, en principe, aux règles de partage de droit commun. Cela peut donc avoir pour conséquence de privilégier un héritier par rapport à un autre. Néanmoins, il est tout à fait possible d'indiquer plusieurs bénéficiaires pour un même contrat d'assurance-vie.

La durée du placement
La durée du placement obéit à un impératif fiscal : l'avantage fiscal qui est consenti par l'État est acquis partiellement au bout de 5 ans et en totalité au bout de 8 ans. Il faut donc être prêt à immobiliser ses fonds pendant 8 années. Il est toujours possible de débloquer son assurance-vie avant terme mais, dans ce cas, vous perdrez l'avantage fiscal. En cas de placement inférieur à 8 ans, l'épargnant a donc tout intérêt à privilégier un autre support d'investissement. Les banques, les compagnies d'assurance ou les conseillers financiers indépendants proposent généralement des conditions tarifaires plus intéressantes dès lors que l'épargnant allonge la durée du placement projeté.

La négociation des frais
Les banques, les compagnies d'assurance et les conseillers financiers indépendants disposent toujours d'une marge de négociation. Il ne faut donc pas hésiter à négocier avec eux les droits d'entrée, les droits de garde et les autres frais de gestion. Plus l'investissement est élevé, plus l'organisme financier est disposé à accorder une réduction supplémentaire. Il faut aussi savoir que les banques et les assureurs peuvent pratiquer des tarifs plus élevés si l'on est déjà client. Il est donc toujours intéressant de comparer les offres. On peut aussi se tourner vers un conseiller financier indépendant qui peut proposer des fonds similaires.



Société d'Avocats DAMY, Nice, Assurance-vie, Mise à jour 2016.