Le grenelle sur les violences conjugales s’est ouvert le mardi 3 septembre et se tiendra jusqu’au 25 novembre. Cette grande réunion va mettre en lumière tous les protagonistes jugés utiles dans l’action pour tenter de faire reculer la triste réalité de ces milliers de femmes violentées.

En France, cent femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint depuis le 1er janvier 2019.

Pourtant les solutions existent. Le principal problème est d’appliquer ces solutions. Par exemple, il faut isoler le conjoint violent du domicile conjugal et non pas demander à la victime de quitter son domicile. Cette mesure est déjà prévue par la loi mais n’est que rarement appliquée par les tribunaux.

Il faut comprendre que les victimes de violences conjugales sont des personnes fragiles sous l’emprise de leur conjoint qui les terrorise. Il n'est donc pas facile pour elles de connaître les lois applicables si personne ne les informe.

Les victimes doivent savoir qu’à la première violence, elles doivent se rendre chez un médecin qui constatera soit la violence physique ou morale puis avec le certificat du médecin elles doivent se rendre au commissariat ou à la gendarmerie pour porter plainte. Il ne faut pas déposer une simple main courante qui n’a aucun effet. La main courante sert uniquement à prendre acte d’une situation et la dater mais ne déclenche aucune procédure.Même si l’officier de gendarmerie ou le policier vous oriente vers une main courante, vous devez refuser et porter plainte. Dans ce cas seulement, elle sera automatiquement transmise au Procureur de la République et produira des effets.

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