Alors qu’un non-lieu a été prononcé en sa faveur tout au long du procès, confirmé par la Cour d’Appel de Paris puis par le Cour de Cassation en 2011, Monsieur Ghedir a saisi en 2012 la CEDH considérant que les tribunaux français n’avait pas réparé son dommage physique.

La CEDH a reconnu le 15 Février 2018 dans un arrêt rendu définitif le 15 mai dernier le lien entre cette interpellation et l’état de santé de Monsieur Ghedir, il a été reconnu victime près de 14 ans après les faits.

Toutefois sa ténacité a été récompensée puisque la France a été condamnée à verser 6.5 millions d’euros à Monsieur Ghedir afin de réparer le préjudice matériel et moral dont il a été victime.

Cette décision est exemplaire et montre les limites du système judiciaire français. La Cour européenne des droits de l'homme a pu réparer matériellement cette victime et on ne peut que s’en réjouir.