Maître Grégory Damy

Attorney at law - Doctor at law

Elle obtient 2 000 € sur les 30 000 demandés pour la publication de photos la montrant en maillot de bain sur la plage du fort de Brégançon.
Plus précisément, le Tribunal de grande instance de Paris statuant en référé, a estimé que la compagne du président de la République ne pouvait ignorer le risque d'être prise en photo sur la plage de la résidence officielle du chef de l'Etat, qui, certes n'est pas ouverte au public, mais qui est visible depuis la mer.
De surcroît, Valérie Trierweiler avait elle-même été sur les lieux repérer les endroits d'où elle pouvait être vue des téléobjectifs à l'affût et ceux lui permettant un repli stratégique à l'abri des paparazzi.
Cependant, pour la juge des référés Anne-Marie Sauteraud, « il n'était pas nécessaire à la légitime information du public de montrer la compagne du président de la République sur la plage du fort de Brégançon contre sa volonté et les clichés ne peuvent être qualifiés d'anodins, notamment en ce qu'ils la représentent en maillot de bain alors qu'elle n'a jamais accepté de poser devant les objectifs dans cette tenue ». D'où la condamnation prononcée pour atteinte au droit à l'image et à la vie privée. Et d’ajouter que les clichés incriminés « ne sauraient davantage constituer une illustration pertinente de la " normalité revendiquée par le couple présidentiel" », ainsi que le relevait l'hebdomadaire.
José Michel Garcia, l’avocat de VSD, a indiqué que celui-ci « se réserve le droit de faire appel de cette décision ».