Maître Grégory Damy
Avocat - Docteur en droit

Aujourd’hui, il n’est pas rare de réserver ses vacances via internet (environ un français sur deux). De nombreuses annonces fleurissent vous promettant un hébergement dans un endroit idyllique pour un prix qui paraît dérisoire. Ne vous y méprenez pas ! Beaucoup de personnes se sont faites arnaquer.

Le processus est simple, des annonces sont diffusées sur le Net avec photos et descriptifs précis à l’appui, vous avez un contact qui vous adresse même des contrats de location, sauf que ces réseaux bien organisés, souvent basés en Afrique, identifient un bien avec le nom du vrai propriétaire et diffusent une annonce sans le consentement du propriétaire ! Les victimes ne se rendent compte de l’arnaque qu’en arrivant sur les lieux où ils trouvent porte close alors que la location a déjà été payée bien en amont.

Les voies de recours sont alors limitées car la location a été payée souvent des mois auparavant, sauf à porter plainte et déclarer l’arnaque à votre banque vous avez peu de chance d’obtenir gain de cause auprès d’elle. Une cellule qui gère la cybercriminalité a été créée pour éviter ce genre d’arnaque mais il est délicat d’y mettre un terme tant ces réseaux sont bien organisés et disparaissent aussi rapidement qu’ils sont apparus tout en ayant eu le temps d’arnaquer des centaines de personnes.

Il ne faut donc jamais payer l’intégralité de votre location à l’avance. Il faut donner un acompte le plus faible possible. Par ailleurs, étant spécialiste du droit bancaire, je vous recommande de demander à payer uniquement l’acompte par carte bancaire en vente à distance. Il est de plus en plus rare que le consommateur ne dispose pas de carte bancaire et la plupart des bailleurs, louant habituellement leur bien, disposent de caisses virtuelles permettant d’accepter des ventes à distance. En cas d’escroquerie, je parviendrai facilement à remettre en cause la transaction. En outre, le délai pour contester est long. Cela vous laisse le temps matériel d’arriver en vacances et de voir que vous vous êtes faits escroqués ! Bizarrement, beaucoup de clients rechignent à donner leurs numéros de carte bancaire. Tant que vous ne communiquez pas le code confidentiel, vous pouvez dormir tranquille car en cas d’utilisation frauduleuse, dans le cadre de ventes à distance, mon cabinet obtiendra systématiquement le remboursement des transactions.

société d'avocats DAMY - des avocats spécialistes en droit bancaire - 16 novembre 2017